sábado, 30 de junio de 2012

José Luis Moreno Pestaña en Grecia: interviene en Los I Encuentros de Tynos








Nuestro compañero José Luis Moreno Pestaña se encuentra estos días en la Isla griega de Tynos, interviniendo en un seminario internacional: Les rencontres de Tinos Systèmes d'enseignement et emploi en Méditerrannée: crise de reproduction - crise d'État. El modelo de trabajo desarrollado en este seminario se ajusta al ideal del "intelectual colectivo" teorizado por Bourdieu. Nuestro compañero intervendrá sobre el movimiento de los "indignados" del 15 M en España.
Cet été, la première rencontre de Tinos aura lieu et prendra comme objet la crise des modes de reproduction sociale et les bouleversements politiques concomitants tels qu’ils se manifestent actuellement dans différents pays autour de la Méditerranée.
Autant cette crise peut renvoyer à des contextes économiques particuliers, des conditions socio-structurales variables et des régimes et des dynamiques politiques divers, autant il semble légitime de s’interroger sur un certain nombre de parallélismes tels que le chômage structurel et chronique touchant tout particulièrement une jeunesse hautement qualifiée dans les pays de l’Afrique du Nord tout comme dans les pays de l’Europe du Sud tels que la Grèce, l’Espagne, le Portugal ou la France.
La crise actuelle, tant économique que politique et sociale, sera appréhendée en tant que „crise de reproduction“, crise de reproduction à la fois sur le plan familial et intergénérationnel (précarité des jeunes, spécialement des jeunes hautement diplômés), par-là aussi crise de reproduction des classes moyennes, mais aussi crise étatique (mises en question des modes de régulation politique face aux marchés, crise de la protection sociale et des systèmes d’enseignement et, last but not least, crise de légitimité d’ores et déjà manifeste sous forme de révoltes et de protestations des jeunes générations dans les pays du Maghreb, en Espagne ou en France)
Le séminaire de TINOS va réunir des chercheur(e)s de différents pays spécialement ceux qui sont touchés par la problématique visée. Nous proposons donc de prendre comme cadre géopolitique les pays du Maghreb, l’Espagne, le Portugal, la France, l’Italie et la Grèce, qui connaissent actuellement des symptômes de crise relativement convergents et de réunir des chercheurs de ces pays.


Mode de fonctionnement : L’intellectuel collectif comme utopie réaliste

Il leur sera demandé d’arriver à TINOS avec un dossier de travail préparé à l’avance à base d’un ensemble d’interrogations sociologiques transversales qui auront été définies comme des enjeux-clé de la rencontre par le groupe de pilotage. Il s’agira de créer un contexte de travail collectif pour offrir un espace approprié à l’intellectuel collectif international que Pierre Bourdieu appelait de ses voeux avec tant d’insistance.
Par-là, notre rencontre sortira volontairement des chemins battus des genres classiques de « colloque scientifique », de «séminaire académique » ou de « débats savants » pour emprunter la voie – encore à inventer et à institutionnaliser ensemble– d’une réflexion, d’ un work in progress et d’ un travail de construction collectifs.
Pour cela, un petit dossier avec des données statistiques internationales de base a été préparé. Il servira comme point de départ certes incomplet et discutable sur le plan d’ une approche comparative réflexive et critique et le type de travail collectif à mettre en place consistera justement dans l’élaboration et l’ expérimentation de nouvelles formes d’ échanges transnationaux et interculturels. Pour y parvenir, les participants livrent les uns aux autres des données et des informations disponibles dans leurs contextes respectifs, souvent difficiles d’accès pour les „étrangers“ pour des raisons linguistiques ou pratiques, mais surtout en du fait de leur contextualité spécifique. Comme disait si bien Durkheim: „Les données ne sont jamais données mais construites“et, par exemple, ce que chômage des jeunes“ veut dire dans la statistique de tel ou tel pays n’est bien souvent guère compatible avec ce qui se mesure ailleurs sous le même terme. Chacun des participants offrira ensuite en tant qu’informateur ethnographique de son propre contexte culturel un diagnostique théorique des données présentées afin de parvenir à un échange interculturel bien fondé et des conclusions concernant les analogies et homologies avec les autres contextes présentés.


Programme de travail préliminaire


Etant donné que notre séminaire vise une mise en place de nouvelles formes de travail


collectif, il se donne juste un minimum de structures et de contraintes temporelles.


28 juin 2012


22 heures : Accueil des participants à l’hôtel et apéro


29 juin 2012


9.30 : Mot de bienvenu et introduction


1. Regards sociologiques sur la situation de la Grèce


2. La révolte arabe : le cas de la Tunesie


- Pause midi -


3. Les conditions sociales de la démocratie assembleiste : le mouvement du 15Mai (Indignados) en Espagne.


4. Et la Turquie dans tout cela ?


Discussion d’ensemble


19 h : Apéro et présentation de deux mise en scènes d’entretiens tirés de Bourdieu et al. : La misère du Monde » par le théatre de la Cartoucherie/Paris


30 juin 2012


9.00 h : Bilan de la première journée et ouverture sur un 2ème tour d’ horizon transnational


5. Révolutions progressistes et/ou conservatrices : le cas de l’ Egypte


6. Regards sociologiques sur la situation en Italie


- Pause midi –


7. L’ Algérie 2012 : un regard sur la condition postcoloniale 50 ans après la libération


8. De l’ autre côté de la Méditerranée : la France


19 h: « En Algérie » ; Présentation d’un montage vidéo autour de la photographie


ethnographique et sociologique de Pierre Bourdieu et discussion sur les possibilités et les limites d’une sociologie visuelle


1 juillet 2012


9. La société portugaise en crise


10. Du cas singulier aux parallélismes socio-historiques et homologies structurales. Regards


croisés et approches comparatives.


- Pause midi –


11. La méditerranée vue de Bruxelles : l’ Union européenne dans le contexte des questions sociales soulevées


12. Contre-feux : du constat de la crise à la résistance : mouvements sociaux et formes de


protestation politiques


Discussion de clôture :


a) Bilan du séminaire


b) Quel fruits à en tirer et sous quelle forme les conclusions du séminaire pourraient être publiées


c) Fondation Pierre Bourdieu : quel avenir ?

jueves, 28 de junio de 2012

Publicada una reseña de Maite Zubiaurre sobre "Hermaphroditism", de Cleminson y Vázquez, en el Journal of Spanish Cultural Studies







Acaba de publicarse en el nº 12 (3) del Journal of Spanish Cultural Studies, una recensión del libro de Richard Cleminson y Francisco Vázquez, titulado Hermaphroditism. Medical Science and Sexual Identity in Spain (1850-1960) (Cardiff, Wales U.P., 2009). La reseña está firmada por la Dra. Maite Zubiaurre, profesora de la University of California, Los Ángeles (UCLA), autora de la obra Cultures of the Erotic in Spain (1898-1939), Nashville, Vanderbilt University Press, 2012, recientemente editada. En anuncios posteriores se dará noticia de este importante trabajo.

Nuevo libro sobre Bourdieu aparecido en Francia. Con la colaboración de José Luis Moreno Pestaña








10 años después de la muerte del gran sociólogo y pensador francés, un libro colectivo reflexiona sobre su obra, dirigido por Fréderic Lebaron y Gérard Mauger.
Lectures de Bourdieu sous la direction de Frédéric Lebaron et Gérard Mauger
Ellipses 2012. En este libro participa, con un par de trabajos, nuestro compañero José Luis Moreno Pestaña


Lectures de Bourdieu sous la direction de Frédéric Lebaron et Gérard Mauger
Ellipses
2012

Sommaire

Lectures de Bourdieu
Frédéric Lebaron et Gérard Mauger

LES INFLUENCES
Bourdieu et Marx
Gérard Mauger
Bourdieu avec Weber
Rémi Lenoir
Pierre Bourdieu et la sociologie d’Émile Durkheim
Louis Pinto

LES ŒUVRES DE JEUNESSE
L’Algérie comme terrain d’apprentissage du jeune sociologue
Enrique Martin-Criado
Éducation et culture. La nouvelle infrastructure ?
Bertrand Geay
Le métier de sociologue. Préalables épistémologiques
Frédéric Lebaron

LES ŒUVRES FONDAMENTALES
La théorie de la pratique
Gérard Mauger
La distinction, œuvre-carrefour de la sociologie de Bourdieu
Frédéric Lebaron
La Noblesse d’État et ses prolongements
Anne-Catherine Wagner
Bourdieu et le langage : une théorie de la pratique et du pouvoir linguistiques
Bruno Ambroise
La « démocratisation » de la sociologie. La Misère du monde, une initiation à la « socio-analyse »
Claude Poliak
Méditations pascaliennes
Louis Pinto

LES CHAMPS
Le champ littéraire
Anna Boschetti
Ordre épistémologique, ordre structural et ordre historique dans Homo academicus
José-Luis Moreno Pestaña
Le champ scientifique
Yves Gingras
Le champ politique
Philippe Riutort
À propos du champ médical : quelques réflexions sur les usages sociologiques du concept de champ
Patrice Pinell
L’autonomie d’un champ ou le sens des limites

RECEPTION ET PERSPECTIVES
Pierre Bourdieu & Jean-Claude Passeron
José Luis Moreno Pestaña
Du théoricien du social à l’intellectuel global : la réception internationale de l’œuvre de Pierre Bourdieu et ses effets en retour Gisele Sapiro


lunes, 25 de junio de 2012

Publicada en "Isegoría" una nota crítica de José Luis Moreno Pestaña sobre "Herederos y Pretendientes"

   
     Acaba de publicarse en el nº 46 de la revista Isegoría. Revista de Filosofía Moral y Política  (enero-junio 2012), pp. 295-302, una nota crítica de José Luis Moreno Pestaña titulada "Sobre  Herederos y Pretendientes. Un diálogo con Francisco Vazquez", donde se reconstruye el espacio intelectual de la filosofía española (1940-1950), conversando extensamente con el libro publicado hace un par de años por Francisco Vázquez

viernes, 15 de junio de 2012

mayo-junio 2012: estancia de Carlos Mougán en México



 Nuestro compañero Carlos Mougán Rivero, miembro del HUM-536, ha realizado recientemente una estancia académica en México DF, como profesor invitado. Ha tenido un intenso ritmo de actividades en este periodo, relacionadas con su condición de especialista en filosofía moral, filosofía de la educación y pragmatismo norteamericano. Así, entre  entre el 17 y el 30 de mayo y dentro de las iniciativas de la cátedra extraordinaria "Maestros del Exilio Español", ha impartido un curso titulado "Educación y democracia. La filosofía política y educativa de John Dewey" que se llevó a cabo del 17 al 30 de Mayo. Las sesiones tuvieron lugar en el edificio Sanchez Vazquez de la Universidad Nacional Autónoma de Mexico. Por otra parte, en esa misma estancia pronunció la conferencia titulada "El significado de la trayectoria de Dewey en las sociedades democráticas" en la Universidad Pedagógica Nacional. Finalmente, en la  Universidad Autónoma Metropolitana de México impartió la Ponencia - seminario que llevaba el título de "La Ética de John Dewey". En este último encuentro tuvo ocasión de compartir mesa y diálogo con nuestro compañero Alejandro Estrella González, profesor en la Universidad Autónoma Metropolitana. En esta foto se puede ver a ambos colegas departiendo amistosamente

martes, 12 de junio de 2012

Martes 12 de junio: El proyecto de investigación "Vigilancia de fronteras, colaboración crítica y reconversión", difundido en el Diario de Cádiz


Hoy se recoge en el Diario de Cádiz una noticia referida al proyecto de investigación "Vigilancia de fornteras, colaboración crítica y reconversión. Un estudio comparado de la relación de la filosofía con las ciencias sociales en España y Francia (1940-1990)", actualmente emprendido por el grupo HUM-536. La noticia ("La UCA analiza la filosofía y los aspectos sociales durante el franquismo"), se apoya en una entrevista realizada con el investigador principal del proyecto, José Luis Moreno Pestaña.

sábado, 9 de junio de 2012

Publicado "Michel Foucault, un pensador poliédrico", con un capítulo de Geoffroy Huard


Acaba de editarse el volumen titulado Michel Foucault, un pensador poliédrico. Lo coordina Josep Antoni Bermúdez y lo edita la Universidad de Valencia. El libro recoge las intervenciones que tuvieron lugar en un Congreso Internacional sobre Michel Foucault organizado por el MUVIM (Museu Valenciáde la Il.lustració i la Modernitat) en noviembre de 2010. En ese coloquio participaron  Philippe Artières, Miguel Morey, Rosa María Rodríguez Magda, Josep Antoni Bermúdez, Gaetano Rametta, José Luis Rodríguez García, Zouaoui Beghoura, Antonio Lastra, David Montesinos, Alain Brossat, Manuel Jiménez Redondo y nuestro compañero Geoffroy Huard de la Marre. Su trabajo se titula "Contra el poder analítico: la palabra de los sin voz, Foucault y la película Moi, Pierre Rivière, de René Allio [1976], 2007"

Publicadas en el último número de "Daimon" sendas reseñas de "Foucault y la política" y "La invención del racismo"


En el último número (56, 2012) de Daimon. Revista de Filosofía, acaban de publicarse, redactadas por Salvador Sánchez Cayuela, dos reseñas de dos libros (Foucault y la política y La invención del racismo. Nacimiento de la biopolítica en España 1600-1940) cuyos autores (José Luis Moreno Pestaña y Francisco Vázquez respectivamente) son miembros del grupo HUM-536.

lunes, 4 de junio de 2012

Jueves 7 de junio: presentación del libro "Judith Butler en disputa"


El próximo jueves 7 de junio a las 19 h. en el Salón de Grados de la Facultad de Filosofía y Letras (19 h.), tendrá lugar la presentación del libro: Judith Butler en disputa, coordinado por Patricia Soley-Beltran y Leticia Sabsay y editado por Egales. En el acto participará como moderadora la profesora Guadalupe Calvo (Didáctica, UCA) y como ponentes los profesores Francisco Vázquez, catedrático de filosofía de la UCA y Jesús González Fisac, profesor de la UCA y coautor del libro. Incluimos debajo el texto de la intervención de Francisco Vázquez:


PRESENTACIÓN DE JUDITH BUTLER EN DISPUTA, eds. Patricia Soley-Beltran y Leticia Sabsay, Madrid, Egales, 2012

Por Francisco Vázquez (UCA)



No pretendo sólo reiterar un acto de habla ritual en este género de celebraciones cuando digo que es un regalo para mí participar en esta presentación. Esto es así porque el libro que hoy damos a conocer es todo un acontecimiento, no sólo en el ámbito estricto de los Estudios de Género y el Pensamiento Feminista, sino en el territorio más amplio de la filosofía contemporánea que se hace en España. Se trata de un volumen en el que colaboran los principales especialistas españoles en la obra de Judith Butler. Esta teórica y activista  norteamericana se ha convertido en pocos años, especialmente desde la publicación de El Género en Disputa y Cuerpos que importan, en una referencia constante del pensamiento y de las ciencias sociales. A pesar de su juventud ha conocido una popularidad inusual en alguien que se dedica a la filosofía, hasta el punto de que se ha hablado de butlermanía para referirse a este fenómeno. A las personas que están vinculadas de un modo u otro al máster de Género, Identidad y Ciudadanía impartido entre las Universidades de Cádiz y de Huelva, poco tengo que decirles respecto a una autora de la que han oído hablar sobradamente y que constituye uno de los pilares teóricos de esos estudios.

A pesar de este eco, la bibliografía sobre Butler en castellano no es tan abundante. Las principales monografías y artículos en España han sido publicadas en lo fundamental por los seis autores –sin contar a la propia Butler- cuyos trabajos están recogidos en este volumen. En cada caso la orientación de estas intervenciones difiere por el enfoque y por la disciplina involucrada. Los trabajos de Pérez Navarro, Elvira Burgos y Jesús González Fisac contrastan la obra de Butler con otras tradiciones filosóficas; trátese del feminismo de la igualdad, del constructivismo, de la filosofía analítica o de la fenomenología. Los trabajos de Soley-Beltran y Leticia Sabsay, de una notable densidad conceptual, confrontan los conceptos de Butler con las indagaciones empíricas de la sociología de la transexualidad o con el trasfondo del psicoanálisis lacaniano. Lídia Puigvert y en general la propia Butler en la entrevista con Sabsay y Soley-Beltrán incluida en el libro, apuntan más bien a deslindar los compromisos estrictamente militantes y ético-políticos de la filósofa.

Estas diferencias apuntadas entre los autores son antes distinciones de grado que compartimentos estancos. Un denominador común a todas estas colaboraciones es que en general siempre comienzan aludiendo a la temática ontoepistémica de Butler –alrededor de los conceptos de performatividad, citacionalidad, materialdad, la discusión acerca del construccionismo, etc- para desembocar invariablemente en los problemas de orden ético-político –la potencia subversiva de lo exterior constitutivo, las temáticas de la vulnerabilidad y la precariedad, el asunto de la responsabilidad y la agencia. Es como si todas las intervenciones reiteraran, a su modo, el propio trayecto de la misma Judith Butler.

Merece la pena destacar que un compañero nuestro, Jesús González Fisac, que también cursó hace unos años el Máster de Género, Identidad y Ciudadanía, forme parte de un elenco tan destacado de especialistas. El mérito –él me lo va a permitir- es tanto mayor cuanto que su aventura exploratoria en la obra filosófica de la norteamericana se ha abierto paso en solitario –o en la silenciosa compañía de Michel Foucault- haciendo por sí solo el camino hasta entrar en contacto con los grandes exégetas butlerianos, entre los que actualmente está reconocido.

Entrando con más detalle en la médula del libro, hay que decir que éste se inicia con el ruido y la furia de una polémica. En ese primer capítulo, Pablo Pérez Navarro pasa revista a las críticas dirigidas contra Butler por parte de dos eximias feministas “ilustradas”: Martha Nussbaum y Celia Amorós. Ambas cuestionan la teoría de la performatividad del sexogénero y sus supuestamente calamitosas consecuencias políticas. Se trata de mostrar que estos achaques obedecen en realidad a una profunda incomprensión de la obra butleriana, derivada de la resistencia de Nussbaum y Amorós a abandonar cierto referente ontológico. Se trata del modelo binario de los sexos-géneros entendido como base última e intrascendible de toda crítica feminista; desde esta convicción el cuestionamiento butleriano de ese esquema sólo puede ser objeto de condena.

Por su parte y en continuidad con su conocida monografía –me refiero a Transexualidad y la matriz heterosexual, Patricia Soley-Beltran aplica la teoría de la performatividad de la matriz heterosexual de Butler a la sociología empírica de la transexualidad. Se muestra, a partir de este estudio de caso, que todos estamos atrapados en la cadena ritual e inconsciente de la matriz heterosexual, tratando de performar un sexo-género tan perfecto como imposible, tan utópico como objeto de ironía. Las personas trans lo ejemplifican porque el ajuste a los estándares de género aparece de forma explícita, al experimentar en carne propia esa permanente inadecuación con semejantes patrones.

Elvira Burgos comienza conduciéndonos al corazón de las tinieblas ontoepistémicas del laberinto butleriano. Aclara las nociones de materialidad y performatividad entendidas al modo derrideano como citabilidad o iterabilidad, retomando las distancias del autor de Limited Inc respecto a la teoría analítica de los actos de habla. Este planteamiento le permite a Butler rebasar la dicotomía entre esencialismo y construccionismo –entendido este de un modo para mi gusto un tanto restringido, como determinismo lingüístico que excluye toda capacidad de agencia. Las normas de sexo-género tienen autoridad porque son reiteradas o citadas de continuo, pero es posible la agencia desde dentro de esas mismas normas, a partir de lo abyecto, de lo excluido interior o exterior constitutivo, que da cuenta de la condición inestable y contingente de la cadena normativa. La discusión que Elvira Burgos establece con Verónica Vasterling le permite entrar en conversación con la fenomenología merleaupontyniana transitando desde el terreno ontoepistémico al de la ética y la filosofía política, sacando a colación las cuestiones de la agencia, la responsabilidad, la constitución interdependiente del yo y la vulnerabilidad. Nos queda así una Butler de cierto regusto derrideano más que foucaultiano.

La siguiente estación pasa por Lacan y el psicoanálisis. Se trata del sofisticadísimo estudio de Leticia Sabsay. De nuevo el paso obligado lo constituye la distinción de orden ontoepistémico  entre el antifundacionalismo construccionista –una mezcla incongruente de determinismo lingüístico, relativismo político-moral y voluntarismo ingenuo- y el postfundacionalismo de Butler. Este último abre paso a la acción transformadora gracias a su énfasis en la contingencia de las normas, la subversión desplegada desde el exterior constitutivo y la opacidad del sujeto respecto a sí mismo. Este último elemento le permite enlazar con la segunda parte de su argumentación: la opacidad remite al aspecto psíquico del sujeto performativo, una dimensión nunca esquivada por Butler y que permite la confrontación entre el planteamiento de ésta y el esencialismo culturalista de obediencia lacaniana.

Con el trabajo de mi compañero Jesús González Fisac, el libro alcanza sin duda sus mayores simas de hondura especulativa. Butler subraya la condición retórica del lenguaje, lo que lo desliga de la gramática, condición –pace Nietzsche- de la factura metafísica del fenómeno lingüístico. Este desfondamiento queda aclarado a través de la proximidad de la performatividad butleriana a la teoría austiniana de los actos de habla. Aparentemente estas hechuras retóricas alejan a Butler de la fenomenología y de su insistencia en la “voz” como trasunto de un sujeto fundador de los actos de habla. Pero la aproximan a otra fenomenología; la que remite al lenguaje como un campo de acontecimientos nunca totalizable ni abarcable, un horizonte abierto en el triple éxtasis temporal y plagado de esos “agujeros negros” que representan los otros y sus cuerpos, marca de su finitud y de su inesquivable vulnerabilidad. De nuevo encontramos aquí, como en casi todos los trabajos contenidos en el volumen, ese movimiento de fuga que conduce desde los motivos ontoepistémicos de Butler –esta vez en diálogo con la filosofía del lenguaje- hasta los compases de la filosofía práctica.

El capítulo redactado por Lídia Puigvert constituye en cierto modo una excepción respecto a esta pauta general. Todo el desarrollo se concentra aquí desde el comienzo en la dimensión ética y política del trabajo de Butler afrontada, no tanto desde un plano especulativo como desde la experiencia vivida y compartida con la filósofa norteamericana en distintos foros. Destaca el interés de ésta, de resonancias muy foucaltianas, por evitar el monopolio académico del discurso feminista. Este rechazo al imperialismo ejercido por las mujeres universitarias se traduce en su preocupación por escuchar y dar voz propia a las minorías sexuales, atendiendo a su visibilización y a sus derechos. Pero estos  requieren un marco, lo más inclusivo y universal posible,  para oponerse a los prejuicios que impiden a muchas personas llevar una “vida habitable”. El resultado es un retrato de Butler completamente alejado del tópico que la identifica con el comunitarismo hermético o con las frivolidades cínicas del relativismo postmoderno. 
El libro se cierra con la propia voz de Judith Butler recogida en una
entrevista que se titula “Jugársela con el cuerpo”. En este caso Butler se sumerge también, desde el comienzo, en su deriva más reciente, aludiendo a los temas de la vulnerabilidad, la precariedad desigualmente distribuida, las tentativas para recuperar el pensamiento de Hannah Arendt y el debate con la ética del cuidado. En tiempos de reactivación neoliberal del individualismo posesivo y de las teorías del agente racional, Butler enseña que estamos siempre expuestos a los otros, dependemos de los otros, de modo que la acción política debe plantearse transversalmente, más allá de la lucha de identidades y autoconciencias bien guarnecidas y ensimismadas, subrayando en cambio su vulnerabilidad y contaminación permanentes. Siguiendo esta estela, los distintos trabajos que componen el libro y que ayudan a diseminar la mirada butleriana, alimentan el carburante de un pensamiento crítico, más necesario que nunca en estos tiempos tan recios, como diría Santa Teresa.     

4 de junio: "¿Nos hemos vuelto mansos?" (artículo de Francisco Vázquez publicado en "El Ideal")


Reproducimos debajo el artículo publicado por Francisco Vázquez en El Ideal , lunes 4 de junio de 2012:

¿NOS HEMOS VUELTO MANSOS?

por

Francisco Vázquez García (Catedrático de Filosofía de la Universidad de Cádiz)

La Universidad pública está en peligro. Los dos famosos Reales Decretos que el Ministerio de Educación quiere hacer aprobar ponen en marcha una hoja de ruta para aniquilar en pocos años una institución que como las cotizaciones de la seguridad social o las vacaciones pagadas, ha costado sangre, sudor y lágrimas poner en pie. Quien sostiene esta tesis no es ningún ideólogo antisistema, sino el filósofo Miguel Ángel Quintanilla en su artículo titulado “La agenda oculta de la política universitaria”, publicado en el diario digital de Público el pasado 24 de abril. Este Catedrático de Salamanca sabe bien de lo que habla; no en vano ha ejercido como Secretario General de Universidades durante dos legislaturas de la administración socialista.

Teniendo en cuenta este plan; ¿hasta dónde están dispuestos a llegar los Rectores de las Universidades públicas?; ¿qué grado de cohesión tienen sus posiciones? El reciente plante al Ministro puede ser el gesto que anuncie un pulso sostenido, pero las posteriores declaraciones de la Presidenta de la CRUE negando en todo caso la posibilidad de una insumisión son poco alentadoras. La última vez que el Estado pretendió privatizar la Universidad salió trasquilado. Fue en 1929, en los momentos postreros de la Dictadura de Primo de Rivera. En esas fechas los estudiantes y profesores universitarios de levantaron al unísono. Hubo expulsiones; muchos catedráticos fueron destituidos y privados de empleo y sueldo, pero lo que acabó cayendo fue el Dictador, que en febrero de 1930 se exilió. Sin duda, aquellos profesores –como Menéndez Pidal, Ortega y Gasset, Fernando de los Ríos o Jiménez de Asúa- y estudiantes –como María Zambrano- estaban hechos de una pasta especial. Se dirá que las medidas ministeriales de hoy tendrán el respaldo parlamentario, lo que no sucedía en esos tiempos pretéritos. Sin duda, pero las mayorías –el triunfo electoral nacionalsocialista está ahí para recordárnoslo- no dan patente de corso para perpetrar cualquier barbarie. Las autoridades universitarias que hoy nos gobiernan; ¿van a estar a la altura de esos antepasados nuestros que en cierto modo nos están contemplando y que representan en toda su concreción eso que pomposa y abstractamente solemos denominar “espíritu universitario”?    
Permítanme que me muestre escéptico. Los previsibles refrenamiento y desunión de nuestros Rectores obedecen a disposiciones profundamente arraigadas entre nosotros. Varias décadas de hipoteca, televisión e hipermercado han acabado, tal vez afortunadamente, amansando al pueblo español, otrora bravío e indómito, incluso cuando clamaba aquello de “biban las caenas”. En otro tiempo, esos directivos bancarios que tras una gestión calamitosa obtienen pensiones millonarias a costa de nuestros impuestos, habrían sido linchados sin piedad –como sucedía a menudo con los especuladores del trigo- y sus cabezas sangrantes coronarían las picas del populacho. Mutatis mutandis, hoy es impensable encontrar a uno de nuestros Rectores inflamado con la cólera justiciera de un Unamuno, por poner un ejemplo. La mansedumbre y el miedo se acaban imponiendo entre unas clases medias hoy empobrecidas y durante décadas sometidas a ese trabajo de atomización que ha acabado implantando en ellas  el individualismo más ferozmente narcisista.   

sábado, 26 de mayo de 2012

Se publica el libro "Judith Butler en disputa", con la colaboración de nuestro compañero Jesús González Fisac

La editorial Egales acaba de publicar el libro titulado  Judith Butler en disputa. Lecturas sobre la performatividad, coordinado por Patricia Soley-Beltran y Leticia Sabsay. En el volumen, donde participan los principales especialistas españoles en Butler,  colabora nuestro compañero Jesús González Fisac e incluye asimismo una entrevista con la filósofa norteamericana. El índice del libro es el siguiente:

Patricia Soley-Beltran y Leticia Sabsay
"Introducción"

Pablo Pérez Navarro   
 "Parodias de la parodia en Martha Nussbaum y Celia Amorós"

Elvira Burgos Díaz       
"Deconstrucción y Subversión"

Leticia Sabsay               
"De sujetos performativos, psicoanálisis y visiones constructivistas"

Jesús González Fisac   
"Retórica y Fenomenología. Exterioridad y vulnerabilidad del campo del lenguaje"

Lídia Puigvert                
"Reflexiones en torno a la teoría feminista y las transformaciones sociales"

Patricia Soley Beltran y Leticia Sabsay 
"Jugársela con el cuerpo" (entrevista con Judith Butler)

Está prevista una presentación del libro para el próximo jueves 7 de junio en el Salón de Grados de la Facultad de Filosofía y Letras de la Universidad de Cádiz, a partir de las 18'30 h. intervendrán, entre otras personas, Jesús González Fisac y Francisco Vázquez García

sábado, 19 de mayo de 2012

El texto de la intervención de Francisco Vázquez en "Sexo y Chocolate"










“SEXO  Y CHOCOLATE”

CHARLAS PARA LA SESIÓN DE “CATAS CON ARTE” DEL 18 DE MAYO DE 2012 POR FRANCISCO VÁZQUEZ GARCÍA


Historia del gusto e historia del erotismo

El chocolate no tiene efectos afrodisíacos probados. Contiene, no obstante, una combinación de sustancias como la cafeína, la teobromina y la feniletilamina que, mezcladas, producen efectos euforizantes similares a los producidos en el orgasmo.

No obstante, existe el mito de los efectos eróticos del chocolate. A esto ha contribuido la leyenda de su origen. Inventado por los mayas y difundido posteriormente entre los aztecas, se cuenta que el cacique Moctezuma consumía un batido espumoso de chocolate antes de visitar a sus distintas esposas.

Sin duda existe una marcada analogía entre el placer de disolver un bombón entre la lengua y el paladar –como recomiendan los confiteros belgas- y el goce sexual, pero no existe nexo causal entre ambas experiencias.

Esta analogía revela la fuerte proximidad entre la historia del gusto y la del erotismo. En las civilizaciones griega y romana, el gusto gastronómico y el erotismo no estaban diferenciados. Formaban parte del mismo conjunto de conductas; lo que los griegos designaban como los aphrodisia. El problema moral en la ética de la virilidad que regía en estas civilizaciones era si el adulto sería capaz de administrar activamente sus placeres o si se encontraría dominado por ellos. En el primer caso era viril, en el segundo, afeminado, porque se rebajaba a la condición pasiva. Así, un hombre que se dejaba arrastrar por su pasión por las mujeres, el vino o la comida, se consideraba públicamente como afeminado.

Así, la Dietética y la Erótica formaban parte del mismo cuerpo de saberes: los referidos al buen uso de los placeres. De ahí sus entrecruzamientos y la importancia de ciertos remedios y sustancias que, consumidas, permitían mantener un coito prolongado o excitar el deseo erótico.

Esta preocupación por tales remedios y tonificantes eróticos tenía que ver con dos convicciones íntimamente relacionadas entre sí y establecidas por la Medicina griega, hechos que se mantendrían vigentes casi hasta el siglo XVIII.

En primer lugar, se consideraba que el semen masculino era una forma purificada de la sangre. Su pérdida equivalía a 40 veces la pérdida de sangre, por lo que debilitaba mucho al organismo. Por eso eran tan importantes los remedios que mantenían la erección sin llegar a la eyaculación.

En segundo lugar, para que la mujer quedara fecundada, se entendía que su semen debía mezclarse con el del hombre. Es decir, la mujer debía llegar al orgasmo y emitir así su semilla.

Se estimaba entonces que los alimentos suculentos y que producían ventosidades (habas, castañas, asados) eran favorables para estimular y mantener las erecciones (el aire aumentaba la inyección sanguínea y la erección).

La edad de oro de los afrodisíacos se sitúa entre el Renacimiento y la cultura del Barroco. La alquimia y la farmacopea preparaban bálsamos, pociones y filtros de Nevus cuyos componentes se apoyaban en el principio de analogía: sesos de gorrión (se creía que este animal copulaba hasta 83 veces por hora), el diasatyrion (una variante de orquídea cuya raíz bulbosa era semejante a los genitales masculinos). Por otro lado se creía que los alimentos con poco aire minimizaban las erecciones. Por ejemplo, los frutos secos. Por eso en la dieta de los Padres del Desierto o en los regímenes monásticos eran muy recomendados, ya que evitaban las poluciones nocturnas y preservaban la castidad.

  Santo Tomás y las siete especies de la lujuria

Junto a una cultura que en la edad moderna multiplicaba los bálsamos venéreos, las pociones afrodisíacas, los filtros amorosos y los ungüentos eróticos, coexistía otra, ligada a instituciones como la teología y el derecho, que catalogaba y perseguía los pecados contra la lujuria.

Aquí la obra de referencia era la Suma Teológica de Tomás de Aquino, publicada en el siglo XIII. En la Secunda Secundae, quaestio 154, el Aquinate se refiere a las especies de la lujuria. Distingue siete tipos en orden de gravedad creciente: fornicación simple, adulterio, incesto, estupro, rapto, sacrilegio y vicio contra naturaleza. En los seis primeros se atenta contra la unión matrimonial entre los seres humanos, pero en el séptimo se atenta directamente contra Dios. Se trata de una rebelión contra el mandato divino (“creced y multiplicaos”), al impedir la posibilidad de la generación, que el el modo humano de proseguir la tarea creadora del Génesis.

Dentro del vicio contra naturaleza se reconocen tres variantes: la molicie o polución voluntaria (semejante a la masturbación), la bestialidad y la sodomía. Repárese en que la polución voluntaria, dentro de este cuadro canónico, era un pecado más grave que el incesto, el adulterio y la violación.

   Sodomía

Dentro de los pecados contrarios a la naturaleza, el más comentado y perseguido era el de sodomía. Esta podía ser de dos tipos:

a)                Perfecta, cuando se producía la penetración de hombre a hombre, de mujer a mujer (mediante alguna clase de consolador) o de hombre a mujer por vaso indebido.

b)               Imperfecta, cuando un hombre tenía relación con otro sin llegar a penetrarlo, o cuando una mujer tenía relación con otra sin que mediara penetración.

En España, el delito de sodomía entre los siglos XV y XVIII, estaba penado con la muerte del reo. En Castilla la jurisdicción le correspondía a los tribunales reales, pero en los reinos de Aragón, el asunto era competencia de los tribunales inquisitoriales. La pena de muerte sólo se aplicaba en los casos de sodomía perfecta. La imperfecta entre hombres podía ser castigada con pena de azotes, confiscación de los bienes y la cárcel.

La sodomía imperfecta entre mujeres, ni siquiera era castigada, porque los besos y caricias eróticas entre hembras se consideraban algo grotesco y absurdo, más motivo de risa que de indignación.

Por otro lado, aunque se dieron, los casos de condena por sodomía perfecta entre mujeres fueron sumamente excepcionales. Generalmente se consideraba que la penetración entre mujeres sólo podía tener lugar o mediante dildos o valdreses (consoladores hechos habitualmente de pellejos de animal) o porque se consideraba que una de las mujeres era semihermafrodita, provista de un clítoris desmesurado (virago), del tamaño de un pene.
Cultura Erótica

Pese a la persecución de los pecados de lujuria por parte de las autoridades religiosas y civiles, se desarrolló una poderosa cultura erótica que se convirtió en industria de masas en el siglo XIX. Esto es válido incluso para países de tradición estrictamente católica y en los que la Iglesia conservó un inmenso poder, como es el caso de España.

Así, entre 1900 y el final de la Guerra Civil, despegó en nuestro país una boyante industria del erotismo que se difundió a través de múltiples registros.

En primer lugar la producción de postales, desde las simplemente picantes hasta las abiertamente pornográficas, fabricadas principalmente en Francia, aunque también hubo empresarios españoles de este ramo. Estas postales a menudo se guardaban disimuladas por sus coleccionistas, en álbumes que contenían estampas religiosas o fotografías de la familia real.

En segundo lugar, una gran variedad de literatura erótica, desde los panfletos más brutalmente obscenos, editados clandestinamente (con nombre ficticio y alusivo de autor y de la editorial, por ejemplo “Barón del Perote”, editorial Falo) y vendidos en burdeles, hasta novelas cortas de cierta calidad literaria, como las publicadas por Felipe Trigo, Álvaro de Retana o Joaquín Belda, pasando por esos folletines “ardorosos”, “para leer con una sola mano”, que se distribuían bajo cuerda por parte de algunos comerciales.

En tercer lugar, el mundo del espectáculo: vodeviles, cuplés y revistas satíricas con escenas que iban desde lo galante y pícaro hasta lo chabacano. Fue famosa, por ejemplo, la canción de La Pulga, un número erótico importando de Francia, que podía verse en Madrid a finales del siglo XIX en el Teatro Barbieri, interpretado por la Bella Chelito.

A este muestrario hay que añadir la introducción del cinematógrafo. Las primeras tres producciones españolas del género pornográfico datan de comienzos de la década de los veinte. Se titulan “El Ministro”, “Consultorio de Señoras” y “El Confesor”, y en ellas se mezcla el erotismo descarnado con la sátira política y anticlerical.

Todo este despliegue de cultura erótica fue bautizado por el escritor madrileño Álvaro Retana, como “La Ola Verde”. Pero el término que mejor lo expresa y que era de uso común en la España de los años 20 y 30, era el de “sicalipsis”, que procede de los vocablos griegos sykon (vulva) y aleptikós (excitación). La sicalipsis abarcaba todo este complejo de productos y consumos eróticos.

El deber del orgasmo

Como se dijo al comienzo, la preparación de alimentos y brebajes afrodisíacos apuntaban a excitar la libido masculina y a prolongar la erección. Desde la Antigüedad Grecorromana hasta la Ilustración prevaleció en Occidente la idea de que la mujer siempre estaba dispuesta para el sexo, lo que en último término alentaba el miedo a sus poderes seductores y a sus disposiciones como devoradora sexual.

A partir de mediados del siglo XVIII sin embargo, se empezó a consolidar la idea, plenamente aceptada en la Europa victoriana, de que la mujer honesta carecía de excitabilidad sexual. Su estado natural era “anafrodisíaco” o de anestesia sexual (hoy lo calificaríamos de frígido). La mujer sexualmente activa y multiorgásmica se identificaba con las figuras infames de la prostituta o de la ninfómana. El “estro venéreo” –lo que hoy denominamos orgasmo- era “cosa de hombres”.

Sin embargo, desde la década de 1920 y de un modo decidido y masivo, desde la década de los sesenta, esa representación se trastocó por completo. Se impuso la idea de que la mujer estaba más capacitada para la excitación sexual –mucho más- que el propio varón. El goce recíproco se convertía en un derecho universal, se democratizaba.

Los sexólogos a partir de entonces, comenzaron a cartografiar al detalle la geografía erógena femenina, midieron la curva de sus sacudidas orgásmicas y cronometraron los ritmos de su lubricidad. Se impuso finalmente la norma del orgasmo simultáneo como patrón de la conducta sexual saludable en pareja.

En esta nueva democracia sexual –nos dicen los sexólogos, la guía para saber si una persona está bien entrenada en la gimnasia del orgasmo recíproco es la masturbación. Curiosamente esta conducta, que 80 años atrás se asimilaba a la fuente y causa de terribles enfermedades (ceguera, tuberculosis, consunción de la espina dorsal), se ha convertido en el sismógrafo para detectar si los adolescentes tienen tendencias frígidas o anorgásmicas. La carencia de masturbación se ve hoy como signo de un desorden (anuncia la tragedia de las disfunciones orgásmicas); su presencia, en cambio, se identifica con una terapia. Ese es el caprichoso juego en el que se empeña nuestra flamante democracia sexual.    

Bibliografía

Béjin, André: “El poder de los sexólogos y la democracia sexual” en Ariès, Ph., Béjin, A., Foucault, M. y otros: Sexualidades Occidentales, Barcelona, Paidós, 1987, pp. 283-306

Camporesi, P.: Les baumes de l’amour, Paris, Hachette, 1990

Carrasco, R.: Inquisición y represión sexual en Valencia. Historia de los sodomitas (1565-1785), Barcelona, Laertes, 1985

Corbin, A.: L’harmonie des plaisirs. Les manières de jouir du siècle des Lumières à l’avènement de la sexologie, Paris, Perrin, 2008

Dover, K. J.: Homosexualidad griega, Barcelona, El Cobre, 2008

Foucault, M.: El uso de los placeres. Historia de la sexualidad II, México, Siglo XXI, 1986

Guereña, Jean-Louis: Un infierno español. Un ensayo de bibliografía de publicaciones eróticas españolas clandestinas (1812-1939), Madrid, Libris, 2011

Muchembled, Robert: L’orgasme et l’occident. Una histoire du plaisir du XVIe siècle á nos jours, Paris, Seuil, 2005

Redon, O., Sallman, L., Steinberg, S. (eds.): Le désir et le gout. Une autre histoire (XIIIe-XVIIIe siècles), Paris, Presses Universitaires de Vincennes, 2005

Velasco, S.: Lesbians in early modern Spain, Nashville, Vanderbilt U.P., 2011

Zubiaurre, Maite: Cultures of the erotic in Spain, 1898-1939, Nashville, Vanderbilt U.P., 2012

viernes, 18 de mayo de 2012

La importancia de la formación filosófica según el Financial Times

En un reciente artículo publicado por la revista de negocios Financial times, Gwen Griffith-Dickson (Vicepresidente del Heythrop College, en la Universidad de Londres)subraya la importancia de la formación filosófica en el mundo de la empresa moderna. Las competencias y habilidades que proporciona esta educación -destrezas argumentativas, visión de conjunto, capacidad de organizar un todo complejo,  sensibilidad para las diferencias culturales y religiosas- son tanto o más importantes para los cuadros ejecutivos que la pura formación técnica en el campo de la Economía o de la Gestión. El artículo termina señalando que:

"A new kind of professional competency will be expected in future; a partnership between business education, philosophy and the study of religions, communities and cultures is the best suited to cultivate it"

jueves, 17 de mayo de 2012

Viernes 18 de mayo: Charla de Francisco Vázquez sobre "Sexo y Chocolate"




Nuestro compañero Francisco Vázquez intervendrá el próximo viernes 18 de mayo (a las 20 h. en la librería-cafetería Alejandría en la calle Sagasta, 27 de Cádiz. Reservas en
Catas con arte, precio 18 euros) como conferenciante en una cata sobre "Sexo y Chocolate", organizada por la empresa "Catas con arte". Reproducimos debajo la publicidad del evento:
Son muchas las personas que han hecho ya su reserva para la Cata para perder el sentío. ¿Habrá pasión? ¿descubrirán deseos inconfesables? Los productos artesanos de la Casa de Chocolate nunca se habían maridado con el primer Brut Andaluz, Beta, de Barbadillo, de Sanlúcar. El Pedro Ximénez de Romate, la Bodega más profunda,  nos terminará endulzando la noche. La música más embaucadora de un instrumento sensual,  un violín en directo y el análisis más científico del significado del sexo, los orgasmos, los pecados de la lujuria.Y todo ello en el ambiente más recogedor, que nos invita a la imaginación, a la fantasía, como el mismo sexo, un espacio lleno de libros, de magía: la librería-cafetería Alejandría en la calle Sagasta, 27 de Cádiz.
¿Cuando? Este viernes 18 de mayo a las 8 de la tarde. ¿quieres venir? ¿de verdad te atreves con esta Cata con Arte?
Sexo y Chocolate, la cata para perder el sentío. Haz ya tu reserva en catasconarte@gmail.com o en teléfono 622 14 32 10

lunes, 7 de mayo de 2012

Viernes 11 de mayo: Homenaje a Jacobo Muñoz en la UCM


El próximo viernes 11 de mayo a partir de las 9: 45 h. y en la Facultad de Filosofía de la Universidad Complutense de Madrid, se celebrará una jornada de Homenaje a Jacobo Muñoz. Su estilo filosófico, que ha dejado una fuerte impronta en muchos de los compañeros de las áreas filosóficas de la Universidad de Cádiz, ha marcado a toda una generación de pensadores españoles. Una muestra de ello es la importancia de la red de discipulos que Jacobo Muñoz ha contribuido a forjar en las últimas décadas. Por otro lado hay que subrayar su papel de renovador filosófico, importando nuevas corrientes y planteamientos,  en la Facultad de Filosofía de la Universidad Complutense. En el homenaje participarán José Luis Moreno Pestaña y Francisco Vázquez, miembros del HUM-536. Debajo se detalla el programa del acto.


9: 45. INAUGURACIÓN del acto a cargo del Decano de la Facultad de Filosofía, D. Rafael V. Orden Jiménez, y del Director del Departamento de Teoría del Conocimiento, Estética e Historia del Pensamiento, D. Mariano Rodríguez González

10:15. EPISTEMOLOGÍA Y METAFILOSOFÍA (modera Eugenio Moya)
Vicente Sanfélix (Universidad de Valencia)
Ángeles J. Perona (Universidad Complutense de Madrid)

12:30. TEORÍA CRÍTICA Y MARXISMO (modera Eduardo Maura)
José Luis Moreno Pestaña (Universidad de Cádiz)
Francisco Vázquez (Universidad de Cádiz)

16:15. CRÍTICA DE LA MODERNIDAD Y DE LA CULTURA (modera Germán Cano)
Sandra Santana (Universidad de Zaragoza)
Manuel Cruz (Universidad de Barcelona)

18:00. CLAUSURA del acto a cargo de D. Carlos Berzosa, ex-Rector de la UCM, y de D. Pedro Chacón Fuertes, ex-Director del Departamento de Teoría del Conocimiento, Estética e Historia del Pensamiento
18:30. Intervención final de Jacobo Muñoz

Organiza: Departamento de Teoría del Conocimiento, Estética e Historia del Pensamiento
Colabora: Facultad de Filosofía
Fecha: viernes 11 de mayo a partir de las 9:45am
Lugar: Sala de Juntas de la Facultad de Filosofía de la UCM (Ciudad Universitaria)

 
 

domingo, 6 de mayo de 2012

Francisco Molina interviene en las III Jornadas de História da Psiquiatria e Saúde Mental (Coimbra 3-4 mayo 2012)


Nuestro compañero del HUM-536, Francisco Molina, ha intervenido recientemente en las Terceras Jornadas de História da Psiquiatria e Saúde Mental, celebradas en Coimbra entre los días 3 y 4 de mayo de 2012. Su intervención se inscribe en el marco de sus investigaciones de historia comparada y de epistemología en relación con las representaciones psiquiátricas de la homosexualidad en la España de Franco y en el Portugal de Salazar. Su ponencia, titulada  "Un análisis filosófico del discurso del Dr. Asdrúbal D' Aguiar sobre el homoerotismo", ha tenido una gran acogida entre los participantes en el Congreso, procedentes de distintos países europeos. En su trabajo, Francisco Molina combina el análisis histórico de la obra del célebre médico forense portugués de los años 20 y 30, con una crítica epistemológica que sigue de cerca las lecciones de Ian Hacking y John Searle.

viernes, 27 de abril de 2012


Viernes 4 de mayo: Presentación en Sevilla de Clio ante el espejo. Un socioanálisis de E.P. Thompson (Servicio de Publicaciones de la Universidad de Cádiz- Universidad Autónoma Metropolitana de México, Cuajimalpa), de Alejandro Estrella González





El día viernes 4 de mayo a las 17.00 horas tendrá lugar en la en la Facultad de Ciencias de la Educación de la Universidad de Sevilla (Calle Pirotecnia, 41013) la presentación del libro Clío ante el espejo. Un socioanálisis de E.P. Thompson de nuestro compañero Alejandro Estrella González, recientemente publicado por la Universidad de Cádiz y la Universidad Autónoma Metropolitana de México. Alejandro Estrella González (Jerez de la Frontera, 1975) se formó en la Universidad de Cádiz y actualmente es profesor del Departamento de Humanidades de la Universidad Autónoma Metropolitana de México. A lo largo de su trayectoria se ha especializado en estudios de historiografía, de historia intelectual y de sociología de la filosofía.

En la presentación participarán:
Alejandro Estrella González, Profesor en el Departamento Humanidades de la Universidad Autónoma Metropolitana de México.
Francisco Vázquez García, Catedrático de Filosofía en la Universidad de Cádiz.
José Luis Moreno Pestaña, Profesor de Filosofía en la Universidad de Cádiz.
María Francisca Fernández Cáceres, Doctoranda en la Universidad de Cádiz.
La interpretación de E.P. Thompson sobre el proceso de formación de la clase obrera en Inglaterra constituye un referente inexcusable de la historiografía contemporánea que ha desbordado las propias fronteras de la disciplina. Su apuesta por una concepción de la subjetividad como agente, a la par víctima y protagonista de su propia historia, ha captado la atención de especialistas de diferentes ciencias sociales. En este trabajo, Alejandro Estrella reconstruye el itinerario intelectual de E.P. Thompson que desembocó en su ya clásico The Making of the English Working Class, obra que narra el conflicto social a través del cual la clase obrera inglesa se forjó como sujeto histórico consciente. A partir de la técnica del socioanálisis, Alejandro Estrella vincula el itinerario intelectual de Thompson a su origen de clase, a la cultura política de entreguerras en la que éste se forja, a su toma de posición política durante la Guerra Fría y a su particular aprendizaje del oficio de historiador. Esta reconstrucción implica utilizar las herramientas que proporciona la historia social para comprender una etapa clave de la evolución de la propia historia social. Constituida entonces como un ejercicio de reflexividad, Clío ante espejo. Un socioanálisis de E.P. Thompson contribuye a arrojar cierta luz sobre el inconsciente colectivo del historiador.